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Bannière : Premier parmi ses pairs : Le premier ministre dans la vie et la politique au Canada
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John Alexander MacDonald.

Biographie

1815-1891

Quand dame Fortune vous verse son pot de chambre sur la tête, souriez et dites « nous aurons une averse d'été».  -  Sir John A. Macdonald, v. 1875


Sir John A. Macdonald a dû faire face à l'adversité plus d'une fois au cours de sa vie, mais son sens de l'humour l'a soutenu devant les difficultés. Le premier Premier ministre du Canada a probablement rencontré plus d'obstacles que tous ses successeurs.

Né à Glasgow, en Écosse, John A. Macdonald a émigré au Canada avec ses parents à l'âge de cinq ans. À quinze ans, il est stagiaire chez un avocat de Kingston et, à dix-neuf ans, il ouvre son propre cabinet. Ses premières incursions en politique remontent à 1843 lorsqu'il devient conseiller municipal. L'année suivante, il est élu député conservateur de Kingston à l'Assemblée législative de la Province du Canada, les actuelles provinces de l'Ontario et du Québec. De 1856 à 1862, il est copremier ministre de la Province du Canada, d'abord avec Étienne-Paschal Taché, puis avec George-Étienne Cartier.

Tout au long des années 1860, Macdonald appuie le mouvement en faveur de la Confédération. Depuis plusieurs années, le mouvement pour l'union des provinces Maritimes prend de l'ampleur. Lorsque la Province du Canada manifeste de l'intérêt pour la Confédération, une conférence est organisée à Charlottetown le 1er septembre 1864. Chaque province fait valoir ses propres arguments « anti-Confédération », et Terre-Neuve prend carrément position contre l'union. Dans les Maritimes plus prospères, on a l'impression que la Confédération va nuire à l'autonomie. Dans le Canada-Est (Québec), on craint que la Confédération n'entraîne l'affaiblissement des intérêts canadiens-français.

Finalement, des événements extérieurs accélèrent le processus d'acceptation de la Confédération. La guerre de Sécession, les raids des Fenians en 1866 et la politique étrangère généralement agressive des États-Unis créent des inquiétudes quant à la défense des colonies britanniques en Amérique du Nord.

Macdonald joue un rôle de premier plan au chapitre de la promotion de la Confédération, au point de conclure une alliance avec son féroce adversaire politique et chef de l'opposition, George Brown. Mettant à contribution sa large vision personnelle et ses compétences constitutionnelles, Macdonald rédige l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui établit le système fédéral dans le cadre duquel les quatre provinces s'unissent le 1er juillet 1867.

Macdonald est nommé premier ministre du Canada et il remporte les élections fédérales tenues le mois suivant. Ériger une nation, voilà qui résume bien l'objectif principal de son premier gouvernement. Les communications entre les provinces étaient essentielles et, à cette fin, Macdonald entreprend la construction du chemin de fer transcontinental qui doit relier Halifax à la côte du Pacifique en passant par les deux nouvelles provinces du Canada, soit le Manitoba et la Colombie-Britannique, et par les Territoires du Nord-Ouest. Sous l'autorité de Macdonald, le Canada obtient une certaine autonomie face à la Grande-Bretagne dans le domaine des affaires étrangères. Macdonald instaure également un système de tarifs douaniers pour protéger les produits canadiens contre les importations étrangères, américaines surtout, dans le but de favoriser la croissance économique.

Le gouvernement de Macdonald a réalisé plusieurs grands projets, mais a également fait face à de nombreuses difficultés. Les révélations concernant des ententes douteuses entre les Conservateurs et le consortium des chemins de fer ont conduit au scandale du Pacifique en 1873. Le gouvernement de Macdonald doit démissionner, et les Conservateurs perdent les élections de 1874. Macdonald revient au pouvoir en 1878, mais les difficultés politiques continuent. Les Canadiens français sont outrés par la façon dont il traite la rébellion du Nord-Ouest, en 1885, et par l'exécution de Louis Riel. Cette situation a eu pour résultat de créer un antagonisme entre les Canadiens français et les Canadiens anglais qui a duré des années. Les démêlés devant les tribunaux entre le gouvernement fédéral et les provinces ont eu pour effet d'affaiblir le pouvoir central imaginé par Macdonald.

Dans sa vie privée, Macdonald a eu sa juste part de malheurs. En périodes de stress, il lui arrive souvent de faire des excès d'alcool. Sa première épouse, Isabella, était invalide et est décédée en 1856. Un seul de leurs deux fils a survécu jusqu'à l'âge adulte. Macdonald s'est remarié avec Susan Agnes Bernard en 1867. La joie procurée par la naissance de leur fille, en 1869, a été ternie par le fait qu'elle a souffert d'hydrocéphalie, maladie qui cause des troubles mentaux et physiques.

Aux élections de mars 1891, Macdonald remporte une quatrième victoire consécutive. Il meurt trois mois plus tard, laissant une nation couvrant un vaste territoire géographique, composée de deux peuples fondateurs d'origine européenne et regroupant une multitude de patrimoines culturels et de vues politiques. À son décès, des milliers de Canadiens se sont rendus au Parlement, où sa dépouille était exposée, pour lui rendre un dernier hommage, tandis que d'autres se sont entassés le long des voies ferrées pour voir passer le train qui l'amenait à Kingston.


Source : Les premiers ministres du Canada, 1867-1994 : biographies et anecdotes, [Ottawa], Archives nationales du Canada, [1994], 40 p.

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